Aujourd'hui je suis allé voir Astérix aux jeux olympiques, le navet pandimensionnel.

La veille sur France 4 j'avais vu un nanard intersidéral mais volontairement tourné ainsi, j'ai nommé "Spaceballs", c'est dire comme je ne suis pas difficile.

A la recherche d'un film tout public divertissant pour cet aprés-midi d'un samedi de vacances scolaires, nous avons dû nous replier sur ce film que nous avions réussi à éviter depuis sa sortie il y a un mois.

En partant au ciné, je m'attendais à passer un moment d'abêtissement niais (faire plaisir à Lucas ca n'a pas de prix) assez habituel ressemblant un peu au pénible numéro 1 (Astérix et Obélix contre César) mais pour le coup, j'ai été gaté.

Quand on voit la quantité de blé qui a été déversé dans cet étron, on se rend compte que pour faire un film il faut au moins une petite larme de talent dont sont dépourvus les auteurs.

Et dire que l'album sous la plume de Goscinny et le crayon d'Uderzo était délectable...

A posteriori, je n'arrive pas à me souvenir d'un seul intérêt de ce film ni même d'un moment où j'ai souri... Pourtant il y avait une brochette d'acteurs...

Les acteurs justement...

Là pour le coup on est gaté, c'est plus un film ! c'est une soirée chez Castel ou les pages people de <insérez ici votre torche-cul féminin préféré> !

Il y avait de tout :

un mégalomane... qui joue un mégalomane, mais mal.

C'est un comble mais Delon est un bon acteur (tout du moins était, dans ses films de la grande époque) mais alors pour jouer un rôle où grosso-modo on lui demande de se parodier lui-même, ben nan, rien, nada. Le débit est escargotant et sans conviction. Même le gros plan sur son fameux regard de mââle est gaché par un léger scintillement pupillaire (conséquence probable d'un remplacement du cristallin, on trouve de l'intérêt où on peut dans les scènes, désolé) qui fait perdre le peu de profondeur que gardait la scène.

une potiche qui aurait mieux fait de rester dans sa pub pour Alice. C'est tellement mal joué que j'ai cru pendant un bon moment qu'elle était (mal) doublée... non en fait, je le crois encore...

Un Benoit -Brutus- Poelvoorde qui doit vraiment se demander ce qu'il fait là (sur la photo, en compagnie de José -Couverdepus- Garcia). Autant j'aime lorsqu'il joue des gens ordinaires mais là il a un texte de chien, un rôle sans profondeur... On voit qu'il s'emm*rde, que par moment il rame pour essayer de sauver quelque chose, mais rien à faire...

Gérard -Obelix- Depardieu qui en fait le moins possible mais bien sans plus...

Un nouveau Astérix sous les traits de Clovis Cornillac, c'est peut-être la seule bonne surprise du film. En effet, il fait un Asterix tout à fait convaincant, bien plus que le précédent (Christian Clavier, trop 16ème à mon goût). Un comportement plus en adéquation avec la BD, plus gaulois en somme... juste dommage qu'au fond le personnage n'ait aucun intérêt vu qu'il n'est au final même pas le héros qui remporte la course, la belle, ou quoi que ce soit d'autre...

Et des bus entiers de personnages tous aussi plus-ou-moins-connus qu'inutiles à l'histoire.

Pfff, quel argent gaché ! j'aurais mieux fait de le mettre de côté plutôt que de le jeter par les fenêtres comme çà !

Arf ! Si j'ai trouvé ! il y a une chose chouette dans ce film ! En fait on l'apprend dans le générique : Pour ceux qui s'étaient endormis pendant la course de char (je les comprends), on a Jean Todt et Michael Schumacher qui participent pour la Germanie dans une écurie rouge qui rappellera quelque chose aux tifosi, mais là n'est pas notre propos.

Ce que l'on apprend c'est que le montant de leur cachet est reversé à "l’Institut du cerveau et de la moelle épinière" une Fondation à but non lucratif (dont Jean Todt est un co-fondateur). Donc en voyant cette infâme daube, j'ai fait un petit geste pour la recherche médicale... Youpi !