Une fois le Raspberry Pi branché au sortir de sa boite vous êtes en présence d'une très jolie brique. Et oui sans un OS, le R-Pi ne peut strictement rien faire...

Dans mon cas, j'ai choisi d'y installer une Raspbian, distribution encore en Beta qui est une version optimisée pour le R-Pi de Debian.

Comme il n'existe pas de Raspbian officielle, il faut installer une version image "préparée" par un utilisateur. Dans mon cas, j'ai choisi une Pisces.

L'installation :

D'abord, il faut récupérer l'archive au format ZIP sur la page ci-dessus puis la décompacter. On obtient alors un fichier .img que nous allons écrire sur une carte SD de taille compatible. Ca tombe bien, j'ai acheté une SD de 4Go :). Prenez votre temps c'est un chouilla long (enfin rien de comparable à une recompilation de noyau :) )

Une fois l'image disponible, on insère la carte SD et il faut repérer son nom de device (son entrée sous /dev/ ). Dans mon cas, c'était /dev/mmcblk0 (si il y a des partitions, elles s'appellent mmcblk0p1 par exemple, ce ne sont pas elles qu'il faut utiliser). Si le système est réglé pour monter automatiquement les cartes insérées, il faut "l'éjecter" depuis le système tout en la laissant dans l'ordi pour qu'elle reste accessible à bas niveau exclusivement.

On écrit ensuite l'image sur la carte via le classique dd sous mon linux (pour les autres systèmes, à vous de voir... :) ).

dd bs=1M if=/chemin/vers/l/image.img of=/dev/mmcblk0

Bien entendu, il faut adapter les chemins de fichiers.

La procédure d'écriture est, elle-aussi, très longue ; il y a 4Go à transférer n'oubliez pas !

Une fois le dd terminé, un petit sync qui ne coûte rien pour être sûr qu'il n'y ait pas des octets qui se soient perdus en route et on peut éjecter la carte SD (il n'y a pas à la démonter, elle n'était pas montée je rappelle).

Le lancement du R-Pi

Maintenant que la carte est prête, on l'insère dans le R-Pi et on met le jus ! Le démarrage prend une 30aine de secondes.

Perso, je n'ai pas d'écran compatible (HDMI ou Composite) (et n'ai pas l'intention d'investir) donc après avoir sondé le réseau à la recherche de l'adresse IP de la boiboite, je lance plutôt un client SSH. L'utilisateur par défaut est raspbian avec comme mot de passe... raspbian.

Et c'est ainsi que littlebrick (le nom que je lui ai ensuite donné) est venu à la vie.

La prochaine fois, nous verrons les modifs à faire tout de suite à la première connexion.