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samedi 12 décembre 2009

Les petits clics c'est pas automatique

Je viens de recevoir dans mon courrier pro une série de fiches de synthèse envoyées par HAS sur les principaux examens radiologiques souvent faits à titre systématiques.

J'étais heureux de voir que dans ma pratique courante, je colle déjà bien à ces recommandations... petite gloire personnelle.

Cependant, j'aurais bien deux regrets :

- il manque un feuillet à mon avis pertinent sur l'inutilité très fréquente de la radiographie de genou.

Dans bien des cas, l'examen de choix est plutôt l'IRM ou par défaut le scanner ou l'arthroscanner. Toutes les "entorses" a fortiori sans baillement articulaire, contusions et suite de chutes simples (ou la personne marche en boitant en arrivant) n'ont aucun intérêt d'avoir une RX qui va au mieux faussement rassurer les patients de l'absence de lésion osseuse et passant totalement sous silence les lésions des tissus mous (principalement ménisques et ligaments).

Ma conduite personnelle est, après examen clinique évocateur :

  • radiographie de genou sur les doutes de fracture de rotule : on voit bien, c'est rapide et peu irradiant
  • pour tous les autres traumatismes à forte énergie avec suspicion de fracture : scanner
  • pour toutes les "entorses", atteintes ligamentaires et contusions sans impotance fonctionnelle totale : pas de radiographie, attelle de genou et IRM dans la semaine qui suit soit en systématique si l'examen clinique fait suspecter une rupture ligamentaire ou une atteinte méniscale, soit en cas de persistence dans les autres cas (pour justement ne pas négliger ces étiologies).

Outre l'oubli de l'enterrement de cet examen, l'autre point que je regrette est l'absence de relais vers les patients :

Pour les antibiotiques, on a des pubs (plus ou moins adaptées) très régulièrement qui soutiennent par l'éducation des patients l'effort similaire des médecins. Pour les génériques, idem, il n'est pas un jour sans qu'on en entende parler dans les médias, des règles de remboursement différentes sont mises en place pour les favoriser etc. Là, aucune aide à l'éducation du patient qui pourtant depuis des dizaines d'années à la suite de la scientifisation de la médecine et de l'augmentation de sa technicité pronait le diagnostic précis (et qu'y a t'il de plus précis à l'oeil du profane que de voir la lésion...). De plus tous nous avons (et les patients aussi) des histoires de chasse d'explorations radiographiques non faites en toute bonne foi puis faites par un médecin plus complaisant et qui au final retrouve une lésion à prendre en charge.

Dernière en date : Trauma cranien chez un enfant, transféré au CHU par les pompiers, selon le protocole, surveillance pas de scanner d'emblée et sortie le lendemain. Une semaine après, il persiste une légère céphalée et un hématome pariétal, le médecin traitant prescrit une radiographie du crâne (???) qui au final retrouve une fracture longitudinale du pariétal qui découle sur un scanner qui retrouve un sous-dural... et... rien... à 10 jours, on se contente de toute façon d'une surveillance clinique. Au final toute cette irradiation n'a permis que de faire de jolies images sans aucun gain en terme de santé. Mais la famille du patient était bien remontée contre le CHU...

De mon point de vue, il faut un relais vers les patients pour rendre crédible l'inutilité de ces explorations car indubitablement il y a une demande forte d'imagerie de leur part.

samedi 21 novembre 2009

Tu grippes, je grippe, on se vaccine ?

Pas de réponse définitive ici bas, mais juste un lien pertinent sur un nouvel article brillant de Dominique -Atoute- Dupagne pour vous aider à prendre votre décision : Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe ?

Vous y trouverez tout ce que tant le ministère que les relais médiatiques ne disent pas et masquent souvent par un excès d'émotionnel voire de sensationel.

Vous pourrez compléter par la lecture de l'ensemble de la rubrique A/H1N1 d'Atoute.

Bonne lecture en ce week-end pluvieux.

mardi 27 janvier 2009

Il est urgent de réfléchir...

Le monde médical par en torche, même de l'intérieur on le sent.

Les causes sont multiples et liées à tous les acteurs, médecins, administratifs, décideurs et patients.

Dom' "Atoute" Dupagne nous a encore fait un superbe article comme il en a le secret. N'hésitez pas à aller lire "Quand la bulle médicale va éclater" sur Knoll, l'encylopédie en ligne de Google.