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vendredi 22 juin 2012

Premières taches d'administration après l'installation d'une image sur Raspberry Pi

Se logguer sur son R-Pi avec image Pisces

Pour se logguer, je rappelle qu'il faut utiliser le compte "raspbian" avec le mot de passe "raspbian".

L'image pisces a un serveur ssh fonctionnel dès le démarrage, c'est ce que j'utilise (mon R-Pi n'a ni clavier ni écran)

Si vous utilisez un clavier et un écran, attention par défaut il est en QWERTY. Perso, passant par SSH, mon clavier est correctement réglé mais il est visiblement conseillé de reconfigurer tout cela via

dpkg-reconfigure locales
dpkg-reconfigure keyboard-configuration

Le compte "raspbian" a le droit de sudoer pour "root" pour administrer la machine.

Changer les mots de passe par défaut

Brut d'installation, une image pisces possède 2 comptes avec mots de passe : root et raspbian Il convient de les modifier car ils sont communs à toutes les installations du système.

En tant que "raspbian" tapez :

passwd

et saisissez 2 fois de suite à l'aveugle votre nouveau mot de passe. vous venez de modifier le mot de passe de "raspbian"

Pour le compte root, il suffit de passer par sudo :

sudo passwd
(saisissez le mot de passe de "raspbian")

et idem, saisissez 2 fois le nouveau mot de passe de root.

Il est important de modifier ce mot de passe pour le connaître, en effet si lors du boot du R-Pi, il y a un problème il faudra saisir ce mot de passe pour pouvoir accéder au shell (par exemple pour réparer un crash disque).

Toutes les manips suivantes sont à faire en utilisateur root ou via sudo.

Modifier les clés du serveur SSH par défaut

Toutes les images pisces possèdent les mêmes clés SSH, il faut en générer d'autres pour augmenter la sécurité (sinon un autre système sur lequel elles seraient installées, quel qu'il soit, pourrait se faire passer entièrement pour votre R-Pi).

rm /etc/ssh/ssh_host_*
dpkg-reconfigure openssh-server

Faire la mise à jour du système et du firmware

en tant que root et en ayant une connexion internet valide

apt-get update ; apt-get upgrade

puis

rpi-update

... et patienter... puis rebooter via

reboot

Réglage du fuseau horaire

Le Raspberry n'ayant pas de RTC (d'horloge interne sauvegardée par pile) l'image pisces est équipée d'un serveur (et donc client) NTP déjà configuré par contre il faut régler le fuseau par défaut.

dpkg-reconfigure tzdata

Changer le nom du système

Par défaut, lorsqu'on part d'une image pisces, le système s'appelle... pisces, changeons cela :

echo littlebrick > /etc/hostname

Pour régler le FQDN si vous en avez un, éditez /etc/hosts et mettez le sur la ligne 127.0.1.1 sous la forme :

127.0.1.1     littlebrick.i.senis.org littlebrick

Dans les 2 cas, il faut bien sûr remplacer "littlebrick" et "littlebrick.i.senis.org" par le nom de votre système.

Une fois fait, soit il faudra attendre le redémarrage suivant, soit il faut lancer

hostname -b littlebrick

Ajouter un utilisateur

adduser nom_de_login

remplir les champs pertinents (perso, juste le "Full name") puis configurer le mot de passe

passwd nom_de_login

enfin, si nécessaire, ajouter l'utilisateur au groupe des "sudoers" si cet utilisateur peut administrer la machine (passer en "root").

adduser nom_de_login sudo

Compléter le système

ajouter "contrib non-free" dans /etc.apt/sources.list au bout des lignes :

deb http://archive.raspbian.org/raspbian/ wheezy main contrib non-free
deb-src http://archive.raspbian.org/raspbian/ wheezy main contrib non-free

Attention, ne pas décommenter les lignes concernant la distrib Debian de base, car même si la distrib Raspbian est basée sur Debian, les paramètres de compilation spécifiques retenus pour le Raspberry rendent les binaires incompatibles (en particulier la façon de gérer les "float" qui est "soft" sur Debian et "hard" sur Raspbian)

relancer

apt-get update

et exécuter

aptitude

pour installer les paquets supplémentaires désirés.

jeudi 21 juin 2012

Mise en place de la distrib pour le Raspberry Pi

Une fois le Raspberry Pi branché au sortir de sa boite vous êtes en présence d'une très jolie brique. Et oui sans un OS, le R-Pi ne peut strictement rien faire...

Dans mon cas, j'ai choisi d'y installer une Raspbian, distribution encore en Beta qui est une version optimisée pour le R-Pi de Debian.

Comme il n'existe pas de Raspbian officielle, il faut installer une version image "préparée" par un utilisateur. Dans mon cas, j'ai choisi une Pisces.

L'installation :

D'abord, il faut récupérer l'archive au format ZIP sur la page ci-dessus puis la décompacter. On obtient alors un fichier .img que nous allons écrire sur une carte SD de taille compatible. Ca tombe bien, j'ai acheté une SD de 4Go :). Prenez votre temps c'est un chouilla long (enfin rien de comparable à une recompilation de noyau :) )

Une fois l'image disponible, on insère la carte SD et il faut repérer son nom de device (son entrée sous /dev/ ). Dans mon cas, c'était /dev/mmcblk0 (si il y a des partitions, elles s'appellent mmcblk0p1 par exemple, ce ne sont pas elles qu'il faut utiliser). Si le système est réglé pour monter automatiquement les cartes insérées, il faut "l'éjecter" depuis le système tout en la laissant dans l'ordi pour qu'elle reste accessible à bas niveau exclusivement.

On écrit ensuite l'image sur la carte via le classique dd sous mon linux (pour les autres systèmes, à vous de voir... :) ).

dd bs=1M if=/chemin/vers/l/image.img of=/dev/mmcblk0

Bien entendu, il faut adapter les chemins de fichiers.

La procédure d'écriture est, elle-aussi, très longue ; il y a 4Go à transférer n'oubliez pas !

Une fois le dd terminé, un petit sync qui ne coûte rien pour être sûr qu'il n'y ait pas des octets qui se soient perdus en route et on peut éjecter la carte SD (il n'y a pas à la démonter, elle n'était pas montée je rappelle).

Le lancement du R-Pi

Maintenant que la carte est prête, on l'insère dans le R-Pi et on met le jus ! Le démarrage prend une 30aine de secondes.

Perso, je n'ai pas d'écran compatible (HDMI ou Composite) (et n'ai pas l'intention d'investir) donc après avoir sondé le réseau à la recherche de l'adresse IP de la boiboite, je lance plutôt un client SSH. L'utilisateur par défaut est raspbian avec comme mot de passe... raspbian.

Et c'est ainsi que littlebrick (le nom que je lui ai ensuite donné) est venu à la vie.

La prochaine fois, nous verrons les modifs à faire tout de suite à la première connexion.